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The Pirate Queens

Les reines pirates, séries du 8x45

Synopsis par Eric HEIM

SACD# 000660044

 

 

Introduction :

Elles étaient jeunes, sauvages et en fuite. Elles avaient laissé une traînée sanglante à travers les Caraïbes et au-delà, faisant des ravages depuis la côte de Cuba jusqu'aux routes commerciales près des Carolines. Elles s'aimaient – un amour rare de la plus profonde complicité. Un amour qu'elles pensaient durer éternellement, mais maintenant que le navire de guerre de sa Majesté, l’Avenger est sur le point de vaincre leur navire assiégé, elles savent qu'elles sont condamnées. Au milieu de l'odeur de la fumée des canons et du bruit des tirs de mousquet, Anne Bonny et Mary Read font vœu d'amour éternel avant de se préparer pour leur dernière bataille désespérée...

 

Anne

« Je me fiche de savoir qui a engendré la petite morveuse Mary ! Elle sera un beau bébé et je l'aimerai pour toujours ! Tant que nous serons ensemble, ils ne pourront jamais prendre ce vaisseau ! Avec toi à mes côtés, nous gagnerons ma cher. Nous percerons et arriverons à Madagascar. Je te le promets, alors nous pourrons enfin être libres, libres pour toujours... »

 

Mais qui étaient Anne Bonny et Mary Read ? Quelles incroyables circonstances ont amené ces deux jeunes femmes à la forte volonté pour être ensemble ? Leur saga fantastique, après tant d’aventures, était-elle vraiment sur le point de se terminer ?

 

The Pirate Queens retrace l'histoire d'Anne Bonny et de Mary Read, deux femmes indépendantes et libres d'esprit qui se sont retrouvées déguisées en hommes à bord le célèbre bateau pirate de John "Calico Jack" Rackham , le Vanity. Deux femmes pirates qui ont pris le destin par les couilles en évitant les conventions en exprimant leur liberté et leur domination à une époque où les femmes étaient considérées au mieux comme des servantes dociles au pires comme des bétail.

 

Basée sur de récits historiques, tout en lisant entre les lignes de la légende, notre histoire des deux surprenantes demoiselles se déroule au début des années 1700, ce qu'on a appelé les années d'or du pirate.

 

Synopsis :

Anne, après avoir été capturée par le navire de guerre de Sa Majesté, l’Avenger, attend une condamnation à mort avec le reste de son équipage. Elle raconte ses histoires folles à travers une série de flash-back au chroniqueur de pirate, le Capitaine Johnson.

 

Née d'une union illégitime entre son père et sa bonne, la petite famille d'Anne a fui le scandale de leur maison natale de Cork, en Irlande, pour se réinstaller aux États-Unis. Le père d'Anne s'établit alors comme propriétaire de plantations dans les Carolines, où un port très animé servait de refuge au commerce des pirates. Anne, une rousse fougueuse, dont la vigueur et le tempérament naturels lui ont permis de « monter, tirer et combattre n'importe lequel des garçons voisins » est entichée de l'idée de s'échapper par la mer et de quitter les limites croissantes d'une société puritaine post-victorienne, où le plus qu'elle puisse espérer de la vie est une place servile à côté d'un mari autoritaire.

 

Le tempérament sauvage d'Anne la maintient constamment en difficulté. À l'approche de sa dix-huitième année, son père essaie désespérément de trouver un match pour elle dans la société la plus distinguée des Carolines, un officier, un jeune politicien, un avocat ... mais Anne les snobe tous.

 

Elle se met à trainer sur les quais et dans les tavernes malfamées du port de la Caroline. Là, elle rencontre un jeune marin, James Bonny, dont le passé trouble en tant que membre à bord du bateau pirate du Capitaine Vane, The Fancy, excite Anne plutôt qu'elle ne la dérange. James, qui a entendu parler d'Anne et de son milieu riche, la courtise, lui demandant de l'épouser. Il raconte à Anne son projet de construire une ferme de tortues aux Bahamas. Anne est d'accord. Elle ramène joyeusement Bonny à la maison pour rencontrer son père.

 

Le père d'Anne est cependant furieux contre son choix, ne montrant que dédain et méfiance envers James Bonny. Un terrible conflit s'ensuit. Le père d'Anne menace de la déshériter. Dans un accès de rage, Anne attaque son père et brûle la plantation.

 

Les deux fuient vers les quais. Bonny trouve bientôt le navire du Capitaine Vane, The Fancy, qui est sur le point de mettre les voiles pour New Providence aux Bahamas. Le Capitaine Vane, terriblement à court d'effectifs, accepte de prendre le couple, mais seulement à la condition qu'Anne reste cachée dans les quartiers du premier lieutenant. Le premier lieutenant, John « Calico Jack » Rackham, connu sous ce sobriquet en raison des couleurs criardes qu'il porte toujours, est irrité par cette intrusion dans son intimité. Cependant, il se trouve intrigué par le fort charisme et la beauté d'Anne. Une choque électrique semble passer entre les deux alors que Rackham conduit le couple dans sa petite cabine sur le pont arrière.

 

Anne et Bonny sont mariés en mer par le Capitaine Vane. Cette nuit-là, Bonny fait l'amour avec Anne mais elle est si bruyante que le Capitaine craint que son équipage ne devienne curieux. Il envoie Calico Jack dire au couple de se calmer. Rackham ouvre la porte et regarde dans un silence perplexe les deux faire l'amour. Anne le voit, mais au lieu de s'énerver, elle lui adresse un sourire coquin et lui fait un clin d'œil. Rackham sourit aussi en retour en mettant son doigt sur sa bouche pour lui faire savoir qu’elle devrait essayer d'être un peu plus discrète.

 

Une fois en pleine mer, Anne sent trop claustrophobe pour rester à l'intérieur de la minuscule cabine. Elle se déguise en « garçon de cabine » et se met à monter sur le pont, tout en flirtant ouvertement avec un Rackham réceptif à ses avances.

 

Le Fancy attaque un navire. Au lieu de descendre sous le pont, Anne prend part au combat. Les fusils flambent, les épées claquent, un instant de sang et de chaos. Anne est ravie. C'est son élément.

 

Après la victoire alors que l'équipage brûle l'autre navire en envoyant ses survivants dans un grande chaloupe, Bonny en colère affronte Anne dans leur minuscule cabine. Bonny a peur ce que le capitaine pourrait leur faire s’il découvre qu'Anne s'est déguisée en garçon et s'est même battue avec le reste de l'équipage. Anne dit qu'elle s'en fiche, qu'elle est une meilleure combattante que la plupart des autres hommes, lui inclus. Cela provoque une terrible dispute. Rackham fait irruption et parvient à arrêter Anne avant qu'elle ne tue Bonny. Bonny se retrouve avec une horrible cicatrice le long de sa joue.

 

Mais James Bonny aime Anne vraiment, ainsi les deux se réconcilient. Il parle de sa ferme de tortues et comment ils vont devenir riches. Anne agit avec enthousiasme mais plus tard, se retrouvant seule pour la première fois avec Rackham, dit qu'elle veut désespérément quitter son mari. Rackham lui dit qu'elle devrait être avec lui. Ils embrassent.

 

Rackham lui dit qu'il complote pour prendre le contrôle du navire de Vane. Déjà, la plupart des membres de l'équipage le considèrent comme le véritable capitaine, car Vane n'est pas assez agressif pour prendre les grosses prises. Il jure de revenir pour Anne quand le bateau sera à lui.

 

Dès son arrivée à New Providence, un havre du piraterie, Anne forge rapidement une réputation, elle tire sur un pirate ivre, qui n'arrête pas de l'embêter. Bonny, qui essaie d'acheter un terrain et de démarrer son entreprise d'élevage de tortues, pense plus prudent de laisser Anne seule pendant quelques jours dans une chambre qu'ils ont louée dans une taverne tapageuse.

 

Anne est bientôt séduite par le Capitaine Jennings et sa Maîtresse Meg. Quand Bonny revient joyeuse du succès, Anne le jette dehors. Bonny craignant pour sa vie sous les menaces féroces d'Anne s'enfuit vers la ferme des tortues. Il jure cependant de la récupérer, même s'il doit la tuer pour le faire.

 

Anne se lie d'amitié avec le français Pierre Bouspet , autrement connu sous le nom de «  Pierre le Pirate Tapette ». Pierre est propriétaire d'une boutique de soie, faisant aussi office du bordel. Anne apprend également que James Bonny devient de plus en plus influent sur l'île et que les choses pourraient se retourner contre elle. Pierre conseille à Anne d'obtenir une « vraie protection masculine ». Anne suit ce conseil en séduisant l'homme le plus riche des îles, Chidley Bayard .

 

Une fois de plus, Anne se retrouve à frayer avec le « haut société » qu'elle méprise tant. Aristocrates, bourgeois, riches planteurs et marins marchands. Bien qu'elle déteste s’avilir, elle parvient à se débarrasser de Bonny.

La femme jalouse de Bayard confronte Anne en disant qu'elle la tuera si elle ne sort pas de leur vie. Anne rit simplement en voyant un moyen facile de mettre fin à sa relation avec Chidley Bayard; car une bonne nouvelle lui est parvenue. Rackham a pris le contrôle du navire de Vane, étant élu « en tout justice des règles » en tant que capitaine, laissant Vane et trois de ses membres d'équipage dans une chaloupe quelque part au large des côtes de la Floride. Anne quitte un Chidley chagriné.

 

Anne et Pierre préparent eux-mêmes leur première opération

« entreprise corsaire » . Pierre, grâce à ses relations, a appris qu'un navire marchand français chargé de tonnes de soie riche se dirigeait vers New Providence. Sous la direction d'Anne, les deux forment une petite équipe. Ils se couvrent de sang de tortue, volé à la ferme de Bonny, et partent à minuit pour le navire marchand ancré dans le port.

 

Arrivant près du navire sous la lumière de la lune, Anne est vue portant une hache et hurlant de façon satanique tout en se tenant au-dessus d'un des mannequins mutilés de Pierre. Ils n'ont aucun mal à s'emparer du navire et de toutes ses marchandises. Leurs exploits, bien que secrets, parcourent rapidement toute l'île.

 

Rackham revient. Maintenant, Anne est libre d'être avec lui. Rackham dit à Anne qu'il n'a jamais cessé de penser à elle tous ces longs mois, que son feu et sa force lui ont donné le courage de tenir tête à Vane lorsqu'il a pris le contrôle de son navire. Anne dit à Rackham qu'elle veut être libre et à ses côtés que si c'est possible. Il répond par un baiser. Ils font l'amour sauvagement.

 

Rackham baptise le bateau The Vanity. Lui, Anne et Pierre réalisent bientôt plusieurs exploits « corsaires » réussis. Ils connaissent un tel succès que le Gouverneur Britannique de la Jamaïque réquisitionne l'aide du Capitaine Woodes Rogers, un pirate réformé pour les traduire en justice.

 

Entre-temps, Anne est tombée enceinte. Ses craintes d'être mère et de perdre sa liberté en mer l'amènent à confier son nouveau-né à Maîtresse Meg qui a finalement sédentarisé le Capitaine Jennings. Elle dit à Rackham que le bébé est mort à la naissance. Ils se battent. Elle le jette dehors. Rackham va vivre sur son navire, mais manque de main-d'œuvre et de fonds indispensables pour réparer le bateau, ne peut pas larguer les amarres.

 

Anne déprimée, se retrouve à errer sur les quais. C'est ici qu'elle aperçoit Mark Read, un marin anglais, et comme elle le dira plus tard à Pierre « et l'un des plus beaux hommes gracieux que j'aie jamais vus ! Anne revient encore et encore sur le navire de Mark et essaie même d'engager la conversation avec lui. Mark, est évidemment embarrassé, mais agit avec le plus grand décorum et la plus grande politesse envers Anne au milieu des sifflements des autres marins.

 

Le jour où le navire de Mark part, Anne est là pour l'accompagner. Il lui dit maladroitement au revoir et l'embrasse sur la joue. Elle l'attrape et l'embrasse à pleine bouche. Mark, un peu hébété, se détache et semble perdu dans le regard perçant d'Anne. Il écarte doucement ses cheveux de ses yeux puis se précipite vers son navire. Le bateau part.

 

Anne retourne à Chidley qui a renvoyé sa femme. Il n'est que trop heureux de la voir revenir. Chidley invite le Gouverneur à dîner. Anne apprend que le gouverneur a envoyé chercher le Capitaine Woodes Rogers pour capturer Rackham. Le Gouverneur fait ensuite allusion aux rumeurs qu'il a entendues liant Anne au groupe de pirates. Chidley et Anne plaident pour sa défense. Les choses deviennent très embarrassantes pour Chidley. Le Gouverneur part dégoûté. Chidley jette Anne dehors en lui disant de ne jamais revenir. La voyant partir sur un de ses chevaux, il pleure amèrement.

 

Anne s'enfuit vers les quais trouvant Rackham ivre sur son bateau. Le Capitaine Rodgers a mis en place un blocus dans le port et il n'a aucune chance de s'échapper. Il se résigne à être capturé. Il pense qu'il peut négocier une grâce, « peut-être aller dans le droit chemin, recommencer ». Mais Anne persuade Rackham de partir néanmoins, elle est non seulement recherchée pour des actes de piraterie mais aussi pour avoir incendié la plantation de son père et tenté de parricide. Pierre arrive d'une humeur très flamboyante ; il a confectionné une écharpe en soie et un pantalon en soie assorti pour Anne et leur évasion audacieuse !

 

Anne persuade Rackham et son petit équipage d'abandonner leur navire The Vanity en pleine nuit, prenant en charge un petit sloop plus rapide ancré à côté du blocus. Au petit matin, alors que le Capitaine Rodgers reçoit le Gouverneur et qu'ils se préparent à monter à bord du navire de Rackham, ils voient Anne et le petit groupe passer rapidement dans le plus petit sloop. Anne, torse nu, agite son écharpe et envoie des baisers au capitaine et au Gouverneur. Au moment où le commandant fait faire demi-tour à son navire dans le port, le petit bateau rapide est loin au large avec un vent amical qui le pousse à l'horizon. Il y a une fête à bord, mais Rackham continue de ruminer en se demandant s'il n'a pas raté une occasion de "se montrer honnête", au lieu de suivre sa "reine pirate" .

 

Rackham devient encore plus inquiet : après avoir échappé à la poursuite du Capitaine Roger, la position d'Anne à bord change. Alors que Rackham est officiellement capitaine, aucun ordre n'est exécuté sans le consentement d'Anne. L'alliance de l'équipage se divise, mais tant qu'il y a de l'action et des raids, cette division reste en sommeil.

 

Ils continuent d'attaquer des navires de toutes nationalités, remontant la côte jusqu'à New York, mais par la mort, l'abandon et les blessures, leur petit équipage est gravement diminué. Anne concocte plusieurs plans pour recruter plus de marins : une cascade d'images montre des dockers kidnappés, des ivrognes battus sur la tête, ou encore d'autres sont contraints sous la menace d'une arme à monter à bord du navire. Au cours de ce « recrutement », ils rencontrent un Poète ivre qui leur supplie de rejoindre l'équipage, bien que très beau et quelque peu élégante Anne doute qu'il soit d'une grande utilité. Elle aurait raison.

 

En montant à bord d'un navire au milieu d'un feu de canon enflammé, le cœur d'Anne bat encore plus vite que d'habitude. Elle reconnaît la frégate anglaise qu'ils attaquent. Elle hésite même au combat lorsqu'elle voit le

«beau » marin Mark Read farouchement engagé avec ses propres hommes. Les événements semblent prendre une lenteur éthérée alors que Mark se fraye un chemin devant ses deux adversaires et se dirige droit vers Anne, la renversant sur le dos. Elle entend Mark dire « Je te ferais bien ta peau mais tu es trop beau, marinier... ». Anne sort de ses réjouissances pour découvrir que Mark et le reste de son équipage ont été capturés. Leurs yeux se croisent pendant un bref instant intense.

 

L'équipage de la frégate a le choix, rejoindre Rackham ou passer sur la planche. L'équipage se joint, bien que le capitaine, et sa seconde sont jeté à l’eau.

 

Anne tombe plus amoureuse du mystérieux Mark Read. Rackham devient jaloux de son nouveau membre d'équipage, mais dans les attaques à venir, Mark Read fait ses preuves encore et encore, en tant qu'homme de mer capable et combattant féroce.

 

Anne essaie d'engager la conversation avec Mark, mais il l'évite. Mark confie finalement à Anne qu'il est tombé amoureux du poète que l'équipage d'Anne avait précédemment kidnappé. Le Poète est un jeune homme efféminé aux yeux bleus rêveurs. Il a trouvé l'intérêt de Mark pour lui très déconcertant, alors Mark a décidé de l'admirer de loin. Anne est chagrinée. Rackham apprenant que Mark préfère les hommes s'apaise. Avec cet incident, il trouve soudainement une nouvelle force contre Anne et commence à convaincre l'équipage qu'ils doivent se rendre et plaider pour l'amnistie du gouverneur.

 

Pendant ce temps, Anne sème le trouble en insinuant à un Énorme Voyou que le Poète l'a insulté dans son dos. Le voyou se bat avec le Poète qui, à son tour, l'insulte. Rackham sépare les deux et un duel est organisé pour le lendemain. Anne est certaine que son plan diabolique fonctionnera. Sans le Poète, elle pourra séduire Mark, même s'il préfère les garçons ! Mark qui a peur pour la vie du Poète se bat précipitamment avec le colosse. Tout le monde est surpris, mais un autre duel est organisé, cependant Mark insiste pour qu'il soit fait une heure avant le duel entre le colosse et le Poète.

 

Un petit bateau rempli d'hommes, dont Anne et Pierre, est ramené à terre pour le duel. Un terrible combat s'ensuit menant les deux hors du cercle des spectateurs et dans la jungle. A un moment crucial, Mark/Mary révèle sournoisement son sein. Le voyou est tellement surpris qu'il baisse sa garde. Mary le tue. Seul Pierre a vu la vérité que "Mark" est en fait une femme mais décide de se taire.

 

De retour à la clairière, "Mark" regarde le Poète, en attendant une certaine forme de gratitude pour avoir débarrassé le colosse. Pourtant le Poète rouge de colère déclare que « ma propre gloire voûtée ait été détournée en ce jour noir ! » Mary s'égare dans la jungle. Anne la suit discrètement, tandis que le reste des pirates enterrent la brute morte.

 

Anne trouve Mary agenouillée près d'un arbre pleurant en silence. Anne prend Mary dans ses bras. Elle la tient fermement contre sa poitrine. Bientôt, les deux s'embrassent passionnément. Anne dit à Mary qu'elle l'aime. Un amour qu'elle « n'a jamais ressenti auparavant. Un vrai amour si c'est possible ». Mary lui dit qu'elle est profondément touchée mais déclare ensuite sans ambages qu'elle ne peut pas satisfaire ses besoins. Presque machinalement, elle ouvre sa chemise révélant sa poitrine. Elle dit à Anne que son vrai nom est Mary. Anne est surprise un instant puis rit jusqu'à ce qu'elle aussi se mette à pleurer. Mary la serre dans ses bras, essaie de la consoler. Anne lui dit : « Pour une fois dans cette vie morne je trouve quelqu'un que je pourrais vraiment aimer, c'est comme la première fois que je comprends ce que ça veut dire... Je me fiche que tu sois un homme ou une femme, je te veux, je te veux… » Les deux s'embrassent à nouveau passionnément.

 

Mary raconte son passé : Son père était marin, mais a été perdu en mer. La mère de Mary dépendait sur la dote de sa belle-mère pour la survie de la famille. À la mort de son grand frère, encore très jeune enfant, sa mère, craignant de perdre la dote paternelle déguise Mary en garçon. Pendant les années le subterfuge marche. Et Mary a pris gout d’être un garçon. « Mark » avait clairement plus de liberté que Mary n’aura jamais.

 

À treize ans elle quitte la maison pour un emploi comme valet pour une famille noble sous les traites de Mark Read. Mais un malentendu entre elle et une des filles plus âgées de la dame lui causé d’abord l’embarres ensuite les ennuis. Elle s’enfuie pour rejoins l’armée Britannique en Flandres.

 

Sous l’uniforme de dragon elle combat les français dans la guerre de succession en Espagne. Entre deux combats dont elle se démarque par sa prouesse, elle tombe éperdument amoureux d’un Camarade des armes.

 

Mais comment dévoiler à cet homme, devenu si proche, sa vraie nature ? L’hasard force le jeu, le soldat l’aperçoit en traine de se laver loin des autres dans un étang isolé. Au lieu d’être choqué il est enchanté. Bientôt il épouse cette femme si singulière.

 

Avec l’argent reçu de leur régiment comme cadeaux de noce Mary et son mari ouvre une auberge. Marie ayant laissé son identité masculine pour toujours trouve du bonheur comme femme. Mais cette nouvelle vie idyllique ne dure pas longtemps. Son mari tombe malade et meure subitement lassant Mary s’écrouler sous les dettes.

 

Mary, toujours pragmatique, reprendre les traites masculines du Mark. Elle s’engage dans le marin Merchant en pensant qu’elle ne connaitrait plus d’amour. « C’est un miracle que je t’ai trouvé »

 

« Non » répondre Ann, « c’est le destin ».   

 

Pierre arrive et dit discrètement aux deux femmes qu'elles doivent rentrer, le débarcadère commence à poser des questions.

 

De retour sur le Vanity, on raconte à Rackham ce qui s'est passé et comment Anne a visiblement tenté de « consoler Mark ». Il redevient jaloux de « Mark » et jure de « couper la gorge de ce garçon arrogant ».

 

Bientôt, il aperçoit « Mark » et Ann entrant dans leur cabine. Il attend un peu, sort son poignard et entre tranquillement. « Mark », torse nu, dos à la porte, déshabille Anne avec avidité. Rackham les espionne de la même manière qu'il a espionné Anne et James Bonny il y a si longtemps. Ann voit Rackham et essaie de le chasser pour qu'elle et Mary puissent être seules.

 

Rackham couteau en main s'emporte et charge Mary. Mary est cependant une excellente combattante et renverse facilement les rôles sur Rackham qui est surpris de voir que « Mark » est en vraie une femme. Elle le cloue au sol, son propre poignard à la gorge. Ann toujours pragmatique essaie de la calmer : « Mary, reviens à toi chérie. Tu ne peux pas tuer Jack, c'est le capitaine du navire ! D'ailleurs la moitié de l'équipage est toujours avec lui ». Ann, grâce à son charisme, parvient à garder la situation explosive en main.

 

Néanmoins, Mary sort en trombe de la cabine vêtue d’une façon révélateur. L'équipage réuni à la porte est stupéfait. Quelqu'un fait une remarque impertinente sur la féminité de Mary. Elle fait tomber le bouffon par-dessus bord avant de s'éloigner. Rackham arrive sur le pont, les yeux hagards. Il ordonne à toutes les mains de se déshabiller pour vérifier « qu'il n'y a plus de sexe féminin à bord de mon navire ! ». Rackham demande à l’équipement de voter pour savoir ce qu'ils devraient faire à propos du « déguisé ». Qu'elle soit abandonnée sur une île ou laissée à bord. L'équipage maintenant nu, lève la main pour protéger Mary qui s'est révélée être un membre d'équipage si vital.

 

Le Poète qui a observé les développements tente de séduire Mary. Mais après un baiser passionné, elle le refuse. Elle aussi a trouvé le véritable amour.

 

Entrant dans un petit port clandestin pour vendre leurs marchandises, ils apprennent que le Capitaine Woodes Rogers est maintenant Gouverneur de la Jamaïque. Il a proclamé l'amnistie à tous les pirates qui se rendront. Ils apprennent précisément que même Anne sera graciée pour les accusations d'incendie criminel et de tentative de parricide. Un vote est exprimé et le Vanity repart pour New Providence.

 

L'équipage se dissout. Rackham vend son navire et tente de se lancer en affaires avec Pierre. Anne et Mary deviennent inséparables. Anne expulse à nouveau Rackham de leur chambre et Mary emménage officiellement. Rackham, désemparé, se met à boire beaucoup, à jouer aux cartes et à perdre. Il vie avec une prostituée. Pourtant, les trois restent en quelque sorte amis, « comme une famille bizarre ». Rackham tente même de protéger les deux femmes des moqueries et des rumeurs en disant que Mary est sa cousine et qu'elle reste avec Anne « pendant leur période de troubles domestiques ». Anne prend tous les efforts de Rackham pour acquis, mais Mary est vraiment touchée.

 

Pendant ce temps, Chidley Bayard envoie des messagers à Anne. C’est grâce à son influence sur le Gouverneur Woodes qu’elle a été innocentée de toutes les charges. Il a divorcé de sa femme et veut désespérément qu'Anne revienne. Anne refuse. Pour la première fois de sa vie, elle se sent libérée et heureuse. Elle s'est même calmée, passant beaucoup moins de temps dans les tavernes et sur les quais.

 

Le temps passe, Anne et Mary rendent visite au fils d’Anne chez Meg et le Capitaine Jennings. Le garçon n'a que deux ans, mais a déjà les cheveux roux et l'esprit fougueux d'Anne. Ses parents adoptifs l’aiment beaucoup le garçon. Anne pleure et se demande à quoi aurait pu ressembler une «vie normale » . Marie, toujours présente et forte, la console. Elle lui dit qu'ils pourraient encore avoir une vie normale parce qu'elle est enceinte. Plusieurs émotions traversent les beaux traits d'Anne, la confusion, puis la colère avant qu'elle ne pleure finalement de joie. Elle serre passionnément son amie dans ses bras puis lui dit : « on fera un beau couple de mères au petit morveux ».

 

Retour jusqu'à la morne petite cellule de Mary. Anne a été autorisée à rendre visite à Mary qui est très malade et proche du terme. Les conditions insalubres, un accès de paludisme et une forte fièvre ont épuisé la femme autrefois robuste. Ann supplie Mary de lui dire qui est le père du bébé. Mary lui dit que c'était une aventure d'un soir, un homme de quai qu'Anne ne connaîtrait pas. Un bref flash-back montre qu'il s'agissait en fait de Rackham. Anne a ses doutes.

 

Rackham est dans sa cellule en train de manger son dernier repas en attendant son exécution avec le reste de son équipage. Anne, que tout le monde pense également enceinte, a obtenu un sursis momentané pour son exécution comme Mary. Anne est autorisée à visiter Rackham une dernière fois. Ils parlent du bon vieux temps et de ce qui aurait pu être.

 

Rackham dit à Anne qu'il l'a toujours aimée mais qu'il ne l'a jamais comprise. Anne lui dit qu'il s'agissait d'être libre et de vivre sous la règle de personne. Elle lui dit qu'elle pense que c'est lui qui a engendré l'enfant de Mary. Il répondre gentiment que c'était la seule façon pour lui d'envoyer ses baisers à Anne puisqu'elle ne voulait plus de lui. Anne pleure puis dit « Je t'aimais Jack, vraiment, ne pouvais-tu pas voir ? Et maintenant, je déteste te voir dans cette situation difficile, mais si tu t'étais seulement battu comme un homme, tu ne mourrais pas maintenant comme un chien ». Elle part.

 

John « Calico Jack » Rackham et son équipage sont pendus plus tard dans la journée.

 

Le pirate chroniqueur, le Capitaine Johnson, retrouve Anne après les exécutions. Il est porteur d'une lettre secrète de Chidley Bayard. Anne s'illumine, Chidley arrive et a l'intention de la libérer, elle et Mary. Ils brulent la lettre.

 

Anne raconte le reste de leur histoire au Capitaine Johnson : James Bonny, apprenant qu'Anne a été graciée et pensant qu'il pourrait encore être en mesure d'obtenir l'argent du père d'Anne, la kidnappe amenant devant le tribunal du Gouverneur Woodes Rogers pour réclamer sa femme comme sa propriété légitime. Anne est furieuse et refuse d'être traitée comme « du bétail ou un porc ».

 

Elle devient violente et menace le Gouverneur Woodes Rogers et Bonny avec un pistolet. Mary persuade Anne de ne pas tirer sur le Gouverneur mais elle tire quand même sur Bonny. Il s'enfuit vers sa ferme de tortues. Anne et Mary poursuivent Bonny dans un sloop. Après une longue poursuite, elles brûlent la ferme de tortues de Bonny. Bonny s'échappe de justesse de sa vie. Le Gouverneur envoie des soldats pour capturer les deux « harpies » pour incendie criminel et tentative de meurtre.

 

Une fois de plus, Anne et Mary sont en fuite. Elles parviennent à se faufiler vers le port et trouvent Rackham ivre sur une coin de la rue. Avec Pierre toujours enthousiaste, ils décident de voler un bateau pour une dernière aventure.

 

Avec l'équipage de nouveau réuni, ils se lancent dans un fou périple, attaquant des navires tout le long de la côte, semant le sang et le chaos dans leur sillage. Le gouverneur Woodes Rogers envoie plusieurs navires de guerre, dont le navire du Capitaine Barnett, The Avenger. Il jure « d'arrêter ces pirates sanguinaires une bonne fois pour toutes ».

 

Chidley Bayard, pensant toujours qu'il pourrait d'une manière ou d'une autre protéger Ann, finance sa propre affaire. Il envoie son propre bateau The Royale Queen et son meilleur ami le Capitaine Hudson pour tenter de capturer les pirates avant que les navires du gouverneur n'arrivent.

 

Dans un port cependant, Anne, déguisée avec une perruque blonde de Pierre, s'approche du capitaine Hudson. Elle le séduit et convainc facilement de la ramener à son navire The Royale Queen pour une affaire au clair de lune. Une fois à bord, Anne met des opiacés forts dans la boisson d'Hudson, bientôt le bonhomme ronfle bruyamment. Anne enfile alors un déguisement de garçon de cabine et parcourt le navire en dosant d'eau toutes les mèches du canon. Elle saute par-dessus bord et nage jusqu'à l'enclave secrète de son propre navire.

 

Le lendemain, Anne et son équipage attaquent le navire du Capitaine Hudson. Bien qu'Hudson ait trois fois plus d'hommes et quatre fois plus de puissance de feu, il est contraint de se rendre en raison de ses canons défectueux. Rackham prend son navire et le baptise The Vanity II. La célébration est de courte durée, cependant ; une balle a touché Pierre, il meurt. Mary, dans un rare accès de rage, tire sur le Capitaine Hudson et le tue. Anne envoie avec remords le reste de l'équipage d'Hudson dans une chaloupe.

 

Rackham déprimé ne trouve du réconfort qu'en buvant du rhum et en jouant aux cartes sous le pont. Anne et Mary mettent le cap sur Madagascar dans l'espoir de mettre un peu de distance entre eux et leurs nombreux poursuivants, mais l'équipage est trop ivre en découvrant des caissons de rhum fin du Capitaine Hudson. Ils continuent la fête malgré le péril.

 

Ils parviennent tant bien que mal à quitter le port. Ils aperçoivent un énorme navire de guerre à l'horizon, The Avenger, du Capitaine Barnett, célèbre chasseur du pirate. Le bateau se dirige droit sur eux. Il est évident pour tout le monde que le navire de guerre de Barnett va rapidement les dépasser.

 

Anne et Mary essaient de réveiller l'équipage pour le combat à venir, mais les pirates pensent qu'ils seront en mesure de négocier une grâce s'ils sont pris. Anne crie que la plupart d'entre eux ont été graciés une fois et n'auront pas de seconde chance. Mary menace de tirer sur quiconque passe sous le pont. Rackham, un air fatigué d'apathie sur son visage, se déplace pour aller sous le pont et terminer son jeu de cartes. Il charge un jeune marin de piloter le navire. Mary tire sur la bouteille de rhum que Rackham tient. Tout le monde se fige. Rackham hésite, les larmes aux yeux, puis soupire, continuant sa lente descente sous le pont. Plusieurs pirates le suivent.

 

Maintenant, le The Avenger est à portée de canon. Anne, Mary et trois autres pirates commencent désespérément à faire une barricade à une extrémité de leur navire. Ils rassemblent toutes les armes qu'ils peuvent trouver se prépare pour leur dernier combat. Le navire du Capitaine Barnett, The Avenger , salue The Vanity II :

« Navire, allez-vous vous rendre ou vous battre ? » . Anne répond en tirant un coup de canon. Les deux femmes ont un bref répit avant d'être embarquées. Anne touche le ventre de Mary, puis lui dit : « Je me fiche de savoir qui a engendré la petite morveuse Mary ! Elle sera un beau bébé et je l'aimerai pour toujours ! Tant que nous serons ensemble, ils ne pourront jamais prendre ce vaisseau ! Nous battrons ces hommes qui se pavanent comme des coqs et pensent qu'ils sont le don de Dieu sur cette terre. Ils ne savent pas à quel point deux mères peuvent être féroces pour protéger leurs petits. Je dis qu'ils viennent, que toute la sanglante Royale Navy de la Reine vienne ! Avec toi à mes côtés, nous vaincrons, mon ami le plus cher. Nous allons percer et arriver à Madagascar, je vous le promets, alors nous pourrons enfin être libres, libres pour toujours... »

 

Avant d'être embarqués, les deux amis font un dernier vœu d'amour dans la mort. Un canon tire, un rugissement déterminé, des hommes envahissent leur navire. Les armes à feu craquent et tout se transforme en fumée et en chaos.

 

De retour dans la misérable cellule d'Anne, le Capitaine Johnson est tellement étonné qu'il a arrêté d'écrire, les larmes aux yeux. Anne renifle mais toujours pragmatique se reprendre en main. La rêverie est interrompue par la visite d’un messager de Chidley Bayard.

 

Anne rend visite à Mary avec enthousiasme, mais Mary est en très mauvais état. Sa fièvre est élevée et il est clair qu'elle est sur le point de mourir. Anne lui murmure qu'ils seront sauvés, que Chidley a tout arrangé. Ils partiront sur un bateau dans deux jours, sortis clandestinement de la prison puis à New Providence. Anne dit à son amie avec enthousiasme qu'à partir de là, ils pourraient enfin s'échapper à Madagascar « et être ensemble pour élever leur bébé chéri ». Marie essaie de sourire. Elle serre faiblement la main d'Anne, « Bien sûr que nous le ferons mon amour, bien sûr que nous le ferons... » Le garde dit alors à Anne de partir.

 

Johnson vient malheureusement voir Anne le lendemain. Mary est décédée en donnant naissance à une petite fille. Anne écoute tranquillement et pour la première fois de sa vie semble battue. Elle ne dit rien alors que Johnson fait maladroitement ses adieux. Il part. Anne sort lentement de sa robe un petit oreiller qu'elle utilise pour simuler sa propre grossesse.

 

Tard la nuit suivante, Anne entend la porte de sa cellule se déverrouiller. Anne pousse la porte ouverte sur un couloir vide. Elle ne perd pas de temps à courir au rendez-vous fixé. Anne trouve un bateau qui l'attend avec l'un des serviteurs de Bayard. Ils rament jusqu'au navire de Bayard dans le port.

 

Une fois de plus, Anne retrouve son ex-amant. Chidley se demande pourquoi Mary n'est pas venue. Anne lui dit qu'elle est morte. Chidley semble déçu, puis il se demande pourquoi Anne n'est pas elle-même enceinte. Ann raconte à Chidley son « arrangement » avec le médecin de bord du Vengeur qui l'a aidée à sauver sa peau. Chidley rit amèrement, « Ahh , toujours pragmatique ma chère tempête, toujours pleine de ressources. Il semble que les hommes ne peuvent tout simplement pas résister à vos charmes. Venez donc, mangeons ».

 

Ann s'interroge avec méfiance sur les manières étranges de Bayard, mais mange bientôt voracement à la table élaborée que Bayard leur a préparée. Pendant qu'Anne mange, Chidley raconte comment il est pratiquement ruiné et déshonoré. Anne perplexe, lui dit entre deux bouchées de ne pas s'inquiéter, ils pourraient aller n'importe où dans son bateau, vivre librement, recommencer, mais Chidley devient encore plus nerveux et bizarre. Il commence à dire à Anne que tout était de sa faute, qu'elle est responsable de sa perte. Anne arrête maintenant de manger et se rend compte que Chidley pointe une arme sur elle.

 

« Ça m'a coûté tellement de t'avoir ici avec moi, mais maintenant je suis content, je suis tellement content de te revoir. Tu vois, je t'aime tellement. Ça me brûle comme je t'aime tant, c'est peut-être le feu dans ton cœur, ça attire les hommes, les attire et les brûle... J'ai quitté ma femme pour toi, j'ai menti au Gouverneur et me suis mis en désaccord avec tous mes amis marchands ; J'ai perdu ma succession en finançant une entreprise pour te mettre en sécurité, et maintenant je serai un homme recherché... Tout pour toi... Tout pour une pute ! Tu n'as jamais pensé à moi ! Je n'étais pour toi que complaisance et protection. C'est une pilule trop amère à avaler mon amour. Pendant ce temps, cette... créature a tué un de mes proches collaborateurs et t'a agressé. Maintenant j'espère qu'elle brûle en enfer ! J'en suis sûr Anne Bonny, et bientôt tu la rejoindras !

 

De loin, le bateau de Chidley Bayard est amarré dans le port sous le clair de lune. Un coup de feu brise la tranquillité de la nuit.

 

Le Capitaine Johnson se réveille au milieu de la nuit au son du tonnerre. Il est essoufflé et bouleversé par le terrible cauchemar qu'il vient de faire. Le grondement du tonnerre et un éclair illuminent la pièce. Le Capitaine sursaute lorsqu'il voit une silhouette debout dans un coin.

 

« Où est-il? » demande la voix d'un démon. Soudain, il trouve un couteau pressé sur sa gorge. Il pointe une main tremblante vers un coffre. L'ombre se déplace rapidement vers le coffre. Le Capitaine voit dans la pénombre une main tenant son manuscrit racontant la vie d’Anne. « De l'argent », dit l'ombre, « de l'or si vous en avez. » Johnson fait un signe de tête vers un tiroir où se trouvait un sac à main. L'ombre ramasse le sac à main. Un autre coup de tonnerre retentit alors que des éclairs traversent la pièce. Un bébé se met à pleurer. Anne, trempée, les yeux hagards, roucoule doucement vers le bébé enveloppé dans une couverture dans ses bras.

 

« Pourquoi Anne ? », parvient à balbutier Johnson, « Pourquoi es-tu comme ça ? Qu'est-ce qui gouverne vos passions ? ».

 

Anne rit tout à coup, « Penses à moi, cher capitaine, comme à un homme vivant dans le corps d'une femme. Vous les hommes nous méprisez, mais moi, j'aime être une femme... J'aime ce corps ». Anne se dirige vers le lit. A la pointe du couteau Anne embrasse passionnément le Capitaine :

« Normalement, je devrais vous tuer capitaine, mais vous avez été juste avec moi. Voir ce bébé sur ma hanche, je voulais le bébé de Mary plus que tout au monde, bien plus que je n'ai jamais voulu mon propre gosse si vous pouvez le croire. Mary me manque maintenant. Mon ami me manque tellement. Elle valait cent de vous lâches pleurnichards. Et maintenant elle est partie... Je suis perdu Capitaine. Perdu. »

 

Anne se tourne pour partir. « Anne attend, qu'est-ce que tu vas faire ? »

« Je ne sais pas. Avec cette bourse et un peu de chance, nous pourrions arriver en Afrique ou Madagascar. Recommencer. J'ai une raison de vivre maintenant ». Anne regarde le Capitaine d'un air séduisant.

 

« Voudriez-vous venir avec nous... Capitaine ? »

 

Une hésitation, un rire diabolique, des coups de foudre, et de tonnerre, puis Anne et le bébé sont plus là.

 

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